Pour vivre heureux, il faut vivre différemment.

Bon nombres d’articles de psycho-pop (voire de pop tout court) existent pour définir le secret du bonheur. C’est effectivement la question la plus souvent posée de nos jours. Ça pis le coût d’un rajeunissement au botox… But whatev’.

Chaque humain se pose cette question un jour ou l’autre dans sa vie. Il est impossible, en fait, de bien vivre sans se poser cette question. On ne naît pas avec le bonheur sous la dent tous les jours. Il faut aller le chercher, voire se le fabriquer, soi-même. À moins d’avoir une raquette de tennis à la place du cerveau, (ce qui est le cas pour quand même pas mal d’entres nous, on va se le dire), le bonheur n’arrivera pas de lui-même. Le bonheur arrive quand on fait des erreurs et vit des expériences traumatisantes, mais qu’on puisse se relever de ces événements perturbants.

 Ici, j’aimerais faire une ode à la philosophie. Celle qui m’a permis de détruire des pensées pré-conçues que notre société nous donne dès la naissance, sur notre façon idéale de voir les choses, sur les valeurs internes que chacun devrait contenir, sur nos attentes irréalistes et illogiques une fois ramenées dans la réalité et plusieurs autres. J’en finirais pu de finir de détruire tout cela si la philosophie n’existait pas.

 C’est la philosophie qui me brassait les épaules chaque fois que je m’effondrais, c’est elle qui me questionnait sur ce qui était réellement important, au fond de moi. Est-ce que l’important c’est réellement de jamais faire d’erreurs et d’upgrader constamment sans efforts, ou bien plutôt de partir d’assez bas pour faire des plus gros jumps dans la vie? Je l’ai jamais essayé, mais on dit que « À vaincre sans périls, on triomphe sans gloire ».

 J’ai jamais voulu avoir une vie plate. Pourquoi m’en créerais-je une, alors?

Et d’ailleurs, c’est quoi l’intérêt qu’ont mes amis facebook de se marier et d’avoir des enfants si jeunes? Est-ce qu’ils l’ont vus la statistique disant que 50% des mariages finissaient en divorce? J’dis ça de même, mais ça coûte moins cher se séparer dans le silence…

 Pis ça c’est sans compter le nombre de familles monoparentales qui poussent à la dizaine, en étant aussi contagieuses qu’une gastro, en pensant que de faire un enfant va faire en sorte que ton couple va régler tous ses problèmes, comme dans un conte de fées. Ben non, fille… La vie c’est bien plus complexe qu’une boîte de chocolats.

 Mais comme ferait une prostituée sur ses heures de travail, disons que je m’écarte.

 La philosophie questionne constamment les idées pré-conçues, et va vérifier les arguments de chacun des partis, pour aller chercher les lacunes dans la logique de chacun. Je pense qu’il est fondamental pour chaque humain sur cette planète de se questionner sur ses valeurs internes, et se demander si elles ont réellement leur place en société.

 Tu penses que toutes les personnes infidèles sont des gens sans âme qui méritent la peine de mort? Questionnes-toi.

 Tu penses que l’amour est plus fort que tout et peut régler tous les problèmes ? Questionnes-toi.

 Tu penses que d’être prêt à faire n’importe quelle job juste pour le salaire, c’est pas de l’esclavagisme? Questionnes-toi.

 Tu penses que les réfugiés syriens sont tous des terroristes armés prêt à se faire exploser parce qu’ « Allah est grand » ? Questionnes-toi très sérieusement. Pis arrêtes d’écouter TVA.

 La vie, c’est au moins un million de nuances de Grey. Le secret du bonheur, c’est la flexibilité de penser à ce qui est réellement important, dans le moment présent. Pis de se dire qu’on doesn’t give a fuck, yolooooo. Honnêtement, y’a jamais grand-chose de grave, de toute façon.

 Mais c’est sûr que si on a une raquette de tennis à la place du cerveau, ça se peut qu’on passe au travers de pas mal d’affaires. (Je suis drôle).

 Penses à ça, cher ami. xx

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S’indigner ou mourir (Vivement la peste)

La dernière fois que j’ai présenté un texte au Cabaret, j’ai mentionné le fait que je trouvais que l’Humanité était due pour une bonne peste. Élaborons un peu à ce sujet…

Quelqu’un de beaucoup plus sage qu’il ne paraît, disait un jour ceci : « Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves?! ».

Eh bien non. L’humain est probablement quelqu’un de fondamentalement masochiste. M’enfin, jusqu’à temps qu’il trouve son bas-fond. Non mais on n’est pas caves, rien qu’un peu, d’agir seulement en cas d’urgence pour changer drastiquement nos vies, alors qu’on pourrait comprendre dès le départ et agir plutôt en termes de prévention? Y’a une couple de procrastinateurs sur la planète, on dirait.

Les Conservateurs ont été au pouvoir pendant 10 ans, et il est probable qu’ils gouvernent encore pour un autre esti de 4 ans.

La planète se meure. Les calottes glaciaires sont en train de fondre. Et les ours polaires boivent du coca-cola!!!

Stephen Harper reste de glace face au réchauffement climatique. On dirait qu’il est le seul qui ne fondera pas sous la pression populaire. Pis ses cheveux sont aussi campés que ses positions.

C’est peut-être un robot, au fond.

Alors que la Grèce est le théâtre de toutes les atrocités possibles provenant du néolibéralisme, les actionnaires de Wall Street viennent de gagner l’équivalent de tout mon salaire annuel depuis que j’ai commencé la lecture de ce texte.

Et j’ai précisé le mot « théâtre » parce qu’on utilise les habitants de la Grèce comme si on jouait à un jeu. On les regarde à la télé, tel un amateur de hockey écoute sa messe. Pis personne ne fout rien.

J’ai aussi utilisé le mot « atrocités » parce que ce que les Grecs vivent présentement est invivable, justement. Y’a eu une augmentation des taux de suicides de 35% en moins de deux ans. Et nous, on est là, dans notre salon, à manger des ailes de poulet!

Pendant que les autochtones tâchent de peine et de misère de nous apprendre à respecter la Terre comme si elle était notre mère (parce que c’est ce qu’elle est, juste vous le rappeler), les minorités, toutes les minorités, tentent de défendre leurs droits mais ils se font réprimer de toutes les façons les plus violentes les unes que les autres.

Criss! Y’a des gens qui se font puncher dans face avec un gun, une matraque, du gaz lacrymogène, des bombes assourdissantes… pis bref, je n’aurai jamais assez de milles mots pour toute élaborer leurs armes! Alors que dans l’autre coin du ring, le manifestant garoche des fleurs, de l’amour pis une volonté de changement. Pis quand yé ben ben fâché, le manifestant garoche des roches et ça vire en émeute.

« Ouin mais tsé, t’avais juste à donner ton itinéraire… »

Y’a des gens qui meurent dans les autres pays en voulant simplement défendre leurs droits. Pis c’est pas parce qu’ici, on vit sur le continent américain du Mirage (excellent film d’ailleurs) qu’on est à l’abri de ça.

Des militants québécois, montréalais, ont déjà perdus des membres en allant marcher dans les rues qu’on utilise chaque jour pour aller faire nos jobs. Pis y’a des membres qui continuent de se perdre par peur de la répression policière.

L’argent contrôle le gouvernement. Le gouvernement contrôle la police. Pis la police fesse sur le tas.

Pis après elle sort un livre écrit aussi bien qu’elle parle dans le but de simplement répéter que la loi c’est la loi pis qu’ils sont pas payés pour réfléchir…

L’argent contrôle aussi les armes, pis les pauvres, ben y’en ont pas d’argent.

La seule arme que les minorités ont, c’est d’arrêter de tout croire quand on leur dit qu’ils sont des minorités, pour qu’ils commencent à penser en termes de majorité. Parce que c’est tout simplement pas vrai qu’ils sont des minorités, alors que 80% de la richesse monétaire se retrouve dans les mains du 1% de la planète.

Si toutes les minorités de la planète se mettent ensembles contre les dirigeants de ce monde (qui se retrouvent à être en fait, l’argent et la cupidité humaine), ben ils ont certainement assez de poids pour balancer à la poubelle ce système néolibéral qui sert les riches et les banquiers, mais pas la collectivité.

Fack, en attendant que l’humain finisse par trouver son bas-fond, nous on va rester sur notre sofa à manger de la viande, à se servir dans le pain et les jeux, pis à se faire enculer par des phallus bitu-minables, les culottes baissées et la gorge déployée. Pis peut-être qu’en attendant, la vie sur Terre va finir par nous tuer.

Parce que l’humanité est due pour une bonne peste.

Je suis magnétique et c’est la raison pour laquelle je n’aurai jamais une vie normale.

Le mois dernier, j’ai fêté mes 3 ans de vie commune avec le mâle de ma vie. Un peu poilu, un peu bougon, parfois indépendant, et totalement casse-cou, mais toujours aussi affectueux à sa manière. Pour vrai, je ne l’échangerais pour rien au monde. Son regard amoureux me fait fondre à chaque fois. De plus, avec lui, j’ai la certitude qu’il sera toujours là quand je vais revenir à la maison.

Bon, faut dire que c’est facile de dire cela quand il est combiné à rester de force à la maison sous peine de réprimande. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, je l’aime tellement que je ne voudrais pas qu’il meure en se faisant frapper par un char, ou pire! qu’il me ramène des bébittes comme il l’a déjà fait par le passé. Heille, j’ai dû payer 200$ de frais au vétérinaire l’autre jour, j’étais en tbk!

Ok, oui, je viens vraiment de décrire la relation que j’ai avec mon chat comme si c’était l’homme de ma vie. Mais c’est ça que ça fait quand on est une fille en couple avec le célibat. Au moins, avec mon chat, je suis au courant dès le départ que ma relation avec lui pourra durer entre 13 et 17 ans, dans le meilleur des cas. Et je tiens à dire que c’est vraiment rare une relation aussi longue de nos jours!

Faut dire que mes relations précédentes avec les vrais hommes de type humain n’ont jamais été ben ben concluantes. Et en fait, j’avoue que c’est un peu de ma faute. Je ne crois pas être faite pour les relations stables, confortables, parfaites. Quand vient le temps de laisser tomber les papillons dans le couple, et de commencer à voir l’autre avec des défauts, dans le confort d’une maison, et que la vie réelle commence, ça y’est, on vient de me perdre. Hors de ma vie, relation parfaite, je ne te veux point. Je te suis, je te fuis, je cries et je m’enfuis.

J’ai toujours eu un trop grand besoin de liberté, d’actions, de pétillements. Je vis à grand coup d’adrénaline et de séduction. #JeSuisYolo, et ce, bien malgré moi.

D’ailleurs, c’est vraiment drôle de dire ça après avoir été brainwashée par TOUTE, je dis bien TOUTE la collection de Disney. Tsé, au début, j’en avais des valeurs! Mais, plus le temps avançait, plus la vie m’a appris que j’étais mieux de toute laisser-aller, et de ne vivre que pour moi. Et la vie a eu raison d’être. Je n’ai jamais été aussi ambitieuse et eu autant confiance en mes capacités, en mes projets de vie. Mais si peu en l’amour.

Dieu est mort et moi je ne suis qu’une petite princesse de Disney aux illusions râpées brutalement sur l’asphalte.

À 22 ans, ça m’a tout pris pour arrêter de croire à Disney. Et j’ai des amis qui y croient encore. J’sais pas comment ils font en fait? Certains viennent de se marier, d’avoir leur premier enfant.
Leur deuxième. Leur troisième… Je ne les ai juste jamais compris. On n’a clairement pas les mêmes objectifs de vie, en tout cas.

Bref, changer le monde en changeant des couches, c’est vraiment pas ma force.

J’ai peut-être une vision un peu pessimiste de l’humanité et c’est une très bonne raison de ne pas vouloir d’enfants. Mais, sincèrement, pourquoi j’infligerais à des pauvres âmes innocentes toute la misérabilité de notre monde, dans le but de finir par mourir dans d’atroces souffrances par l’inversement des pôles et autres catastrophes naturelles reliés aux changements climatiques? Je pose la question sérieusement. Pourquoi?! Il y a déjà trop d’humains sur la terre. L’Humanité commence à être due pour une bonne peste.

En fait, je trouve que la vie, et tout ce qui l’entoure, est tellement éphémère. Je trouve vraiment plus satisfaisant de vivre au jour le jour, de vivre le moment présent, vivre des beaux moments, avoir des belles discussions, avec ma tête dans le creux de ton épaule plutôt que recroquevillée sur elle-même. Ça m’importe tellement peu que tu ne restes pas le lendemain pour déjeuner avec moi. C’est tellement pas ÇA la fin du monde!

Rappelles-moi, rappelles-moi pas, c’est à ta guise. C’est juste pu important pour moi. Je vais penser à toi quand même, tsé. (…Ou pas). Mais… compliques-moi la vie, svp. Je suis accro au magnétisme.

Le jour où j’ai décidé d’arrêter d’être l’esclave de ma vie

Je n’ai jamais été à l’aise avec l’application des règles by-the-book. Je me suis toujours questionnée sur la cause de ceux-ci, de l’élément déclencheur qui fait en sorte que je devais agir d’une manière ou d’une autre. Du plus loin que je me souvienne, même au primaire, dans l’autobus scolaire, il était interdit de manger pour éviter de faire des miettes sur le plancher. Règle que je n’ai tout simplement jamais respectée, en prenant quand même bien soin de ne pas en mettre partout quand ça m’arrivait.

J’ai toujours été quelqu’un qui nécessitait plus de liberté, et toujours de moins en moins de contraintes quelconque. La vie étant ce qu’elle est, c’est parfois un défi de fiter dans les moules de la société. Tous ces commandements de vie, toutes ces règles de politesse complètement stupides, voire même parfaitement hypocrites, tous ces jugements portés si facilement envers quelqu’un qui ne les respectent pas, devient toujours de plus en plus lourds avec le temps.

Il y a tellement de règles sociétales, écrites ou non-écrites, qu’il peut sembler ardu de se questionner sur la cause de chacun d’eux. Mon identité naturelle est ne pas respecter une règle que je ne comprends pas, mais d’agir avec gros bon sens. Autrement dit, je ne suis fidèle qu’à moi-même. Je ne respecterai pas quelque chose qui me brime, ou pire, qui piétine mon intégrité. J’éprouve même un malin plaisir à garocher violemment par la fenêtre tout ce qui piétine mon identité, mon intégrité.

Je n’ai jamais désiré avoir la vie parfaite. Je ne veux pas d’un travail stable, de jour. Je ne veux pas d’enfants. Je ne veux pas de voiture. Je ne vois pas l’intérêt de se marier. Je ne veux pas habiter en banlieue, et encore moins en région. Je déteste par dessus tout la routine.

J’ai ce besoin immense d’effervescence, d’actions, de pétillements. J’ai besoin de vivre. J’aime la ville, je vis de nuit. Je souhaite étudier longtemps, d’étudier tous les sujets qui me passionnent. Je veux un travail qui me ressemble, qui me permet d’être moi. J’ai une certaine fibre créatrice,  philosophique, intellectuelle. Je veux être utile à cette société, pouvoir l’améliorer. Dieu sait à quel point mon pays a besoin d’être amélioré.

Je souhaite constamment discuter des façons de faire avec les personnes concernées, et de démocratiser la patente. Mes choix de vie des derniers temps me confirment ma fidélité face à mon identité.

Adieu contraintes stupides qui n’ont pas raisons d’être.

Adieu toute cause de blessures à mon intégrité.

Adieu, et j’assume tout.

Les aveugles du temps

2 août 2016. Midi trente. Je suis en retard au travail. Je suis pressée. Stressée. Rien ne va assez vite! Mes enfants qui ne veulent pas se dépêcher, mes clés qui me jouent des tours et, finalement, ma voiture qui ne part pas! Sans parler du trafic! Mon patron va le remarquer. Et me le faire sentir. Je suis foutue! C’est la troisième fois ce mois-ci. Il va me mettre à la porte, c’est sûr!

Mais quelle mauvaise idée, aussi, de vouloir dormir plus longtemps. J’aurais dû être plus efficace ce matin. Me lever tout de suite quand mon réveille-matin a sonné, et ainsi j’aurais pu faire plus de tâches avant de partir. Mais non, j’ai préféré continuer à me prélasser comme une reine dans mon lit, et me voilà en retard et à la porte. Bien joué, la grande!

Pourquoi la voiture devant moi n’avance-t-elle pas plus vite?! Je suis pressée!

Il me faut un café pour me réveiller. Je voudrais arrêter dans une commande à l’auto, mais il y a une file et je n’ai pas le temps d’attendre plus longtemps. Tant pis!

J’aimerais tellement cela avoir une journée de congé pour pouvoir me reposer. Cela fait si longtemps que ce n’est pas arrivé! Le manque de sommeil va finir par me tuer.

Un camion, chargé de marbre, est arrivé à toute vitesse sur la route venant de la droite. Il a freiné. Il a commencé à déraper vers moi en klaxonnant et faisant des appels de phare. Je voyais cette masse blanche, tout ce marbre, qui allait m’écraser. Cinq éléments principaux dans cette dernière image : le camion blanc sur la droite, un autre camion devant moi, des barrières infranchissables à gauche, cinq ou six véhicules qui me suivent de près dans le rétroviseur, mes mains sur le volant.

 

Je me suis réveillée, aveugle et à l’hôpital, trois mois plus tard. Et c’est là que j’ai compris que je ne pourrai jamais échapper au temps.