Lettre à mes mononcles-matantes : L’amour au temps des ruptures

Lettre à mes mononcles-matantes : L’amour au temps des ruptures

 

J’ai trouvé ça extrêmement désolant de voir le documentaire « L’amour au temps du numérique », mais surtout, de comprendre à quel point, selon moi, les documentaristes se sont plantés. Ce documentaire suivait seulement 6 jeunes en début vingtaine, qui avait tous, disons-le ainsi, une vie sexuelle plus que très active, sans lendemain. Pourtant, cette oeuvre était présentée comme une tentative de démystification des relations amoureuses de la génération Y au complet. Baby boomers aux valeurs catholiques et au jugement facile, je vous rassure et vous jure que ce n’est pas du tout le cas.

 

L’équipe de travail est probablement partie avec des bonnes intentions pour mener leur projet à terme, celui-ci qui semble excessivement intéressant sur papier, sincèrement. Or, quand on se met à l’œuvre dans la recherche de participants, on se doit d’être pratiquement tout aussi rigoureux qu’un scientifique, surtout si l’on veut tenter de comprendre les relations amoureuses d’une génération au complet. C’était très désolant à voir comme documentaire, puisqu’il y a bel et bien matière à enquête à ce sujet sur notre génération. Et ils sont carrément passé à côté de la track en choisissant le sensationnalisme plutôt que la réalité…

 

Jamais une génération n’aura vécu autant de ruptures et d’échecs amoureux par rapport à leurs prédecesseurs. Les critères pour être en couple ont diamétralement changés en vingt ans. Au départ, la religion est disparue de nos vies, puis, c’était le mariage, et finalement l’idée même du couple traditionnel a été lancée dans la corbeille, pour être définitivement deleted.

 

Jamais une génération n’aura voulu autant vivre que pour soi, aujourd’hui, présentement. Les Yolo-istes sont devenus une part généralisée de la population et j’oserais même dire qu’ils sont contagieux. À quoi bon se fier au lendemain et prévoir des projets d’engagements futur avec quelqu’un si dans le fond, on nous répète depuis la naissance que le secret du bonheur c’est de vivre le moment présent?

 

Le célibat est devenu ce qu’on appelle des fréquentations, et le couple traditionnellement fidèle et stable est aussi rare que de gagner à la loterie. Et bonne chance si ça dure. Même si vous avez présenté votre partenaire à votre famille et amis, ce n’est pas un gage de durabilité. Peut-être est-ce voire pire désormais. Les gens fuient l’engagement comme on fuyait la peste au Moyen-Âge.

Pour ce qui est des fréquentations, il y a deux définitions différentes qui circulent. Il y a d’abord ce que je qualifierais de fréquentation souhaitée et celle non-souhaitée. Autrement dit, la fréquentation cute, et celle un peu moins cute. La fréquentation cute est le moment weird qui se passe quand on rencontre quelqu’un sur une date avec qui ça va super bien, et que finalement, on revoit cette personne dans notre lit plusieurs fois d’affilée sans officialiser quoi que ce soit. Peut-être deviendrons-nous un couple plus tard, on verra, en attendant on apprend à se connaître. Nous deux, ça peut fonctionner, ou pas. La fréquentation un peu moins cute, c’est quand une des deux, ou les deux personnes, passent du temps ensemble, et couchent ensemble dans le but de simplement coucher ensemble, sans vouloir devenir un couple maintenant, ni même plus tard. Vous aurez compris que la nuance entre les deux est minime, et que beaucoup se perdent dans les définitions avec des gens qui n’ont pas la même vision des choses, mais qui ne le disent pas ouvertement pour autant. Et c’est à ce moment que les relations amoureuses se brisent. Et les cœurs aussi.

 

Et c’est suite à cela que les pensées des Yolo-istes gagnent du terrain. Avec un cœur brisé, c’est difficile de penser à s’engager de nouveau… Mais parfois, c’est le corps qui dicte d’aller vers quelqu’un. La fréquentation pas-cute fait alors son œuvre, et contagionne donc ainsi d’autres personnes jusqu’à perpétuité. ( Apprenons donc à contrôler nos hormones et peut-être vivrons nous heureux un jour tous ensemble en se tenant par la main et en chantonnant des balades amoureuses de licornes qui fait caca aux couleurs de l’arc-en-ciel ? ❤ (Oui, je fais partie des gens qu’on appelle « les utopistes » et ça me plaît ainsi. Laissez-moi vivre. Merci.)).

 

C’est de cela que j’aurais voulu entendre parler dans le documentaire « L’amour au temps du numérique ». C’est de cela que j’aurais pu parler à mes mononcles-matantes à Noël en parlant de ma génération. Et non pas des histoires de lits des protagonistes présentés à l’écran, ni non plus des ballades de licornes. Parce qu’ils ne sont pas miens, et ils ne sont pas ceux de ma génération non plus. Seulement d’une infime partie de la génération actuelle, qui est probablement d’ailleurs le même pourcentage de celle des générations précédentes.

 

J’aurais voulu aussi entendre parler du désillusionnement face aux contes de Disney pour les filles de ma génération. On a toutes voulu un jour rencontrer l’âme sœur, se marier avec lui comme dans les films, et vivre heureuses pour le restant de nos jours. Vous comprendrez qu’une fois arrivées à l’âge adulte, le clash vécu est douloureux.

 

Mais c’est pas de cela qu’il est question dans le documentaire. Au lieu de parler de la réalité vécue par les jeunes de la génération Y, on a opté pour une vision choquante et sensationnaliste de la chose. C’est franchement décevant.

 

  • Mel Juste a.k.a la-Yolo-Iste-qui-croyait-aux-affaires-cutes-auparavant-comme-Disney-pis-l’âme-sœur-pis-toute-pis-toute-mais-qui-a-décidé-d’envoyer chier-profondément-ceux-ci-même-si-Disney-revient-un-peu-trop-souvent-à-la-charge-quand-même-sans-qu’elle-le-veuille-vraiment

 

 

 

 

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Chauffé Éclairé

Chauffé Éclairé

Chauffé Éclairé est un duo d’humoristes extrêmement prometteur. Sérieusement. Ce duo, formé par Simon Trottier et Manuel Lemieux, me fait excessivement rire, et ce, à chaque fois. Comme ils sont assez nouveaux sur la scène, je n’ai pas eu la chance de les voir souvent, malgré le fait que j’ai du voir environ 95% de tous les shows dans les bars durant la dernière année. Cela fait en sorte que ce sont eux qui gagnent(?) le trophée du plus grand déséquilibre talent vs visibilité, trophée que je surnomme affectueusement le « Mais vous êtes donc ben bons, vous êtes où ?! ». Avis à tous les bookers des soirées d’humour, si vous voulez avoir un duo qui est capable de défoncer la baraque en pleine ouverture de show (ou ailleurs), mettez-les sur scène et ça presse. Pour mon plaisir personnel, et le plaisir de pas mal d’autres gens qui les découvriront, ce sera un véritable cadeau que vous allez nous faire.

En plus d’être excellents dans ce qu’ils font, on peut dire qu’ils ont trouvé le bon filon à explorer. Ils sont capables de plusieurs types de numéros, mais je les ais surtout vus dans leur interprétation du marionnettiste, pour Simon Trottier, et celle de la marionnette, pour Manuel Lemieux.  Ce dernier joue tellement bien son personnage que, même s’il demeure humain, il semble irréel. Et cela lui permet de dire autant de drôles de grossièretés qu’il souhaite.

Je vous invite à aller liker leurs pages pour être au courant de tout ce qui se passe pour eux prochainement. Ils le méritent et vous aussi.

Bilan 2015

Bilan 2015

L’année 2015 aura été une année chargée en pelletées de marde au niveau de l’actualité. Et là, je pense aux attentats en France et ailleurs, à l’augmentation des conflits sur la planète, à la pensée néo-libérale qui continue de prendre des assises, à notre bonne vieille planète Terre qui continue de se réchauffer à une vitesse folle, à la corruption et à l’absence d’espoir de la population, et j’en passe.

Au moins, on peut mettre des nuances à tout, et donc trouver une certaine dose d’espoir en l’humanité : l’augmentation et les victoires du militantisme, les courageux gouvernants démontrant de l’audace (Grèce), l’omniprésence du savoir environnemental dans les médias, de la solidarité envers les réfugiés de tous les pays fuyant les guerres, et bref, je pourrais continuer encore longtemps.

Bref, l’année 2015 aura été une année dure au niveau planétaire. Des enjeux sérieux ont été mis sur la table. Espérons pour tout le monde durant la prochaine année que ces 365 prochains jours soient plus légers.

Pour ma part, au plan personnel, je ne peux qu’être reconnaissante envers cette dernière année. Elle aura été enfin celle que j’attendais, celle de la récompense, pour compenser mes années antérieures ayant été plus difficiles. Il m’est déstabilisant de remarquer à quel point du 1er janvier 2015, au 1er janvier 2016, ma vie aura changée du tout au tout. Jamais je n’aurais pu penser faire autant de projets trippants, de rencontrer autant de gens, de me faire un nom aussi facilement dans le milieu artistique montréalais. Cette année demeurera à jamais celle de la confirmation de mes choix de vie. Jamais je n’aurais pu penser que changer de ville aurait eu autant d’impacts positifs dans ma vie, mais j’en vois les conséquences à une vitesse exponentielle. Pour 2016, je souhaite que cette ascension demeure fulgurante et que d’autres projets aussi trippants continuent de tomber sur moi à profusion.

Chers lecteurs, je vous souhaite de tripper dans ce que vous faites, ou sinon, d’avoir l’audace de prendre le contrôle de votre vie pour la dessiner à votre manière selon vos intérêts. Que ces 365 prochains jours vous soient agréables à vivre.

Le Petit Bonheur au GeekFest 2015!

Le Petit Bonheur au GeekFest 2015!

La gang du Petit Bonheur et moi avions eu l’immense chance de participer au festival GeekFest, aux côtés d’autres très gros noms dans le domaine du podcast québécois. C’était une première dans l’histoire du Petit Bonheur. Et sur mon plan personnel, c’était une première pour moi à ce festival, et aux participations des épisodes de type hors-série également.

L’émission dure donc 45 minutes, et nous parlons de pleiiiiiiiiiiiins, pleiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnsssssss de choses. Ça tombe bien, parce qu’on avait beaucoup plus de sujets que d’habitude à piger, et on enregistrait aussi devant public. Fack fallait être intéressants, tsé.

Un hors-série qui était ben ben le fun à faire.

 

http://lepetitbonheur.podbean.com/e/hs7/

Épisodes 221-225, Phil Audrey

Épisodes 221-225, Phil Audrey

Hey gang, la fin de session était dure, mais j’ai finalement survécu! Je vous transmets donc une semaine d’épisodes au Petit Bonheur que je n’avais pas eu le temps de publier jusqu’à présent.

Cette semaine a été particulièrement absurde. Elle était complètement à l’image de notre invité, Philippe Audrey Larrue St-Jacques.

Je me suis probablement jamais autant laissé aller à dire des niaiseries. On a parlé des noix de coco, de l’émission Décore ta vie, de Jacques Villeneuve. Aussi, on parle de malaises, et j’en crée un directement en ondes. J’explique à quel point je suis rendue wild à Montréal. On mentionne aussi les talents extrêmement pratiques de mon père pour gosser le bois. Et finalement, on termine la saison 2015 du Petit Bonheur en faisant une énorme critique du réseau de transport métropolitain. Parce que ça coûte 9$ aller à Longueuil.

There you go, enjoy !

 

Lundi : http://lepetitbonheur.podbean.com/e/221/

Mardi : http://lepetitbonheur.podbean.com/e/222/

Mercredi : http://lepetitbonheur.podbean.com/e/223/

Jeudi : http://lepetitbonheur.podbean.com/e/224/

Vendredi : http://lepetitbonheur.podbean.com/e/225/