Le jour où j’ai décidé d’arrêter d’être l’esclave de ma vie

Je n’ai jamais été à l’aise avec l’application des règles by-the-book. Je me suis toujours questionnée sur la cause de ceux-ci, de l’élément déclencheur qui fait en sorte que je devais agir d’une manière ou d’une autre. Du plus loin que je me souvienne, même au primaire, dans l’autobus scolaire, il était interdit de manger pour éviter de faire des miettes sur le plancher. Règle que je n’ai tout simplement jamais respectée, en prenant quand même bien soin de ne pas en mettre partout quand ça m’arrivait.

J’ai toujours été quelqu’un qui nécessitait plus de liberté, et toujours de moins en moins de contraintes quelconque. La vie étant ce qu’elle est, c’est parfois un défi de fiter dans les moules de la société. Tous ces commandements de vie, toutes ces règles de politesse complètement stupides, voire même parfaitement hypocrites, tous ces jugements portés si facilement envers quelqu’un qui ne les respectent pas, devient toujours de plus en plus lourds avec le temps.

Il y a tellement de règles sociétales, écrites ou non-écrites, qu’il peut sembler ardu de se questionner sur la cause de chacun d’eux. Mon identité naturelle est ne pas respecter une règle que je ne comprends pas, mais d’agir avec gros bon sens. Autrement dit, je ne suis fidèle qu’à moi-même. Je ne respecterai pas quelque chose qui me brime, ou pire, qui piétine mon intégrité. J’éprouve même un malin plaisir à garocher violemment par la fenêtre tout ce qui piétine mon identité, mon intégrité.

Je n’ai jamais désiré avoir la vie parfaite. Je ne veux pas d’un travail stable, de jour. Je ne veux pas d’enfants. Je ne veux pas de voiture. Je ne vois pas l’intérêt de se marier. Je ne veux pas habiter en banlieue, et encore moins en région. Je déteste par dessus tout la routine.

J’ai ce besoin immense d’effervescence, d’actions, de pétillements. J’ai besoin de vivre. J’aime la ville, je vis de nuit. Je souhaite étudier longtemps, d’étudier tous les sujets qui me passionnent. Je veux un travail qui me ressemble, qui me permet d’être moi. J’ai une certaine fibre créatrice,  philosophique, intellectuelle. Je veux être utile à cette société, pouvoir l’améliorer. Dieu sait à quel point mon pays a besoin d’être amélioré.

Je souhaite constamment discuter des façons de faire avec les personnes concernées, et de démocratiser la patente. Mes choix de vie des derniers temps me confirment ma fidélité face à mon identité.

Adieu contraintes stupides qui n’ont pas raisons d’être.

Adieu toute cause de blessures à mon intégrité.

Adieu, et j’assume tout.

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