Jessy Sheehy

Jessy Sheehy

Mon CHER Jessy!

Fallait bien que ce soit sur lui que j’écrive ma première chronique sur les humoristes à découvrir. Ce drôle d’irlandais est bien plus que sympathique, il est adorable.

J’ai découvert Jessy en arrivant à Montréal, et ça été un coup de coeur illico. Cet humoriste est unique. Il se situe surtout dans l’absurde, et se sert beaucoup de la surprise pour aller chercher les gens. Et même si je ne suis pas une fan d’absurde, il fait partie de mon bassin d’humoristes préférés. C’est donc dire qu’il a du talent qu’on doit lui reconnaître.

Jessy se sert de son visage très expressif pour faire rire. Il fait aussi des voix et pleins de personnages. Il fait des chansons courtes (ou pas) sur son ukulélé, et même si cela commence à devenir plutôt pas mal utilisé dans le milieu, c’est toujours excessivement drôle avec lui. Jessy peut aussi lâcher des messages plus critiques de la société, autant entre deux blagues sur scène que sur le web.

Et c’est pourquoi je vous invite donc à suivre sa page FB, question de connaître cet humoriste davantage, et de pouvoir savoir quels bars de rodage il ira faire un tour prochainement. Pour ceux qui habitent beaucoup plus loin que Montréal, notez qu’il anime également une soirée à Jonquière, dans son hood’. Les informations de cette soirée sont également sur sa page.

 

La vérité dérange encore

Ceci est une vidéo de sensibilisation que nous avons fait dans le cadre de l’un de nos cours de Techniques de Travail Social au Cégep du Vieux Montréal, qui dénonce les projets d’Énergie Est de TransCanada et qui revendique des actions plus concrètes contre les changements climatiques.

Texte et idée : Melanie Boulet (Mel Juste)
Dessins et caméra : Stéphanie Ouellet
Montage : Claudia Demers
Narration : Marie Lemyre
Avec la participation extérieure de 
Christopher Reggiani (musique) et de Charles Chuck Thompson-Leduc (aide au montage)

Épisodes 206-210, 23 nov 2015 – 27 nov 2015

Épisodes 206-210, 23 nov 2015 – 27 nov 2015

Cette semaine, au Petit Bonheur, on ne peut plus compter le nombre de niaiseries qu’on a dites! Pascal Cameron est décidément vraiment drôle. Je dis souvent qu’on peut être pertinent dans ce show et pas du tout à la fois, et cette semaine c’était exactement le cas.

On a parlé des débuts de l’internet, du bain atrocement sale de Charles Chuck Thompson-Leduc (come on, fais de quoi svp), de mon futur travail de travailleuse sociale, de l’opportunité (sans intérêt) d’aller dans l’espace, des changements climatiques rien qu’en masse (my work here is done) vs un choix de sauces (pis c’est drôle en esti), d’offres et de demandes dans le cas du clonage, pis on a finit la semaine avec un obstinage sur la définition de la télévision.

 

Allez liker la page de l’émission ! Page Le Petit Bonheur sur Facebook

Pour vivre heureux, il faut vivre différemment.

Bon nombres d’articles de psycho-pop (voire de pop tout court) existent pour définir le secret du bonheur. C’est effectivement la question la plus souvent posée de nos jours. Ça pis le coût d’un rajeunissement au botox… But whatev’.

Chaque humain se pose cette question un jour ou l’autre dans sa vie. Il est impossible, en fait, de bien vivre sans se poser cette question. On ne naît pas avec le bonheur sous la dent tous les jours. Il faut aller le chercher, voire se le fabriquer, soi-même. À moins d’avoir une raquette de tennis à la place du cerveau, (ce qui est le cas pour quand même pas mal d’entres nous, on va se le dire), le bonheur n’arrivera pas de lui-même. Le bonheur arrive quand on fait des erreurs et vit des expériences traumatisantes, mais qu’on puisse se relever de ces événements perturbants.

 Ici, j’aimerais faire une ode à la philosophie. Celle qui m’a permis de détruire des pensées pré-conçues que notre société nous donne dès la naissance, sur notre façon idéale de voir les choses, sur les valeurs internes que chacun devrait contenir, sur nos attentes irréalistes et illogiques une fois ramenées dans la réalité et plusieurs autres. J’en finirais pu de finir de détruire tout cela si la philosophie n’existait pas.

 C’est la philosophie qui me brassait les épaules chaque fois que je m’effondrais, c’est elle qui me questionnait sur ce qui était réellement important, au fond de moi. Est-ce que l’important c’est réellement de jamais faire d’erreurs et d’upgrader constamment sans efforts, ou bien plutôt de partir d’assez bas pour faire des plus gros jumps dans la vie? Je l’ai jamais essayé, mais on dit que « À vaincre sans périls, on triomphe sans gloire ».

 J’ai jamais voulu avoir une vie plate. Pourquoi m’en créerais-je une, alors?

Et d’ailleurs, c’est quoi l’intérêt qu’ont mes amis facebook de se marier et d’avoir des enfants si jeunes? Est-ce qu’ils l’ont vus la statistique disant que 50% des mariages finissaient en divorce? J’dis ça de même, mais ça coûte moins cher se séparer dans le silence…

 Pis ça c’est sans compter le nombre de familles monoparentales qui poussent à la dizaine, en étant aussi contagieuses qu’une gastro, en pensant que de faire un enfant va faire en sorte que ton couple va régler tous ses problèmes, comme dans un conte de fées. Ben non, fille… La vie c’est bien plus complexe qu’une boîte de chocolats.

 Mais comme ferait une prostituée sur ses heures de travail, disons que je m’écarte.

 La philosophie questionne constamment les idées pré-conçues, et va vérifier les arguments de chacun des partis, pour aller chercher les lacunes dans la logique de chacun. Je pense qu’il est fondamental pour chaque humain sur cette planète de se questionner sur ses valeurs internes, et se demander si elles ont réellement leur place en société.

 Tu penses que toutes les personnes infidèles sont des gens sans âme qui méritent la peine de mort? Questionnes-toi.

 Tu penses que l’amour est plus fort que tout et peut régler tous les problèmes ? Questionnes-toi.

 Tu penses que d’être prêt à faire n’importe quelle job juste pour le salaire, c’est pas de l’esclavagisme? Questionnes-toi.

 Tu penses que les réfugiés syriens sont tous des terroristes armés prêt à se faire exploser parce qu’ « Allah est grand » ? Questionnes-toi très sérieusement. Pis arrêtes d’écouter TVA.

 La vie, c’est au moins un million de nuances de Grey. Le secret du bonheur, c’est la flexibilité de penser à ce qui est réellement important, dans le moment présent. Pis de se dire qu’on doesn’t give a fuck, yolooooo. Honnêtement, y’a jamais grand-chose de grave, de toute façon.

 Mais c’est sûr que si on a une raquette de tennis à la place du cerveau, ça se peut qu’on passe au travers de pas mal d’affaires. (Je suis drôle).

 Penses à ça, cher ami. xx

S’indigner ou mourir (Vivement la peste)

La dernière fois que j’ai présenté un texte au Cabaret, j’ai mentionné le fait que je trouvais que l’Humanité était due pour une bonne peste. Élaborons un peu à ce sujet…

Quelqu’un de beaucoup plus sage qu’il ne paraît, disait un jour ceci : « Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves?! ».

Eh bien non. L’humain est probablement quelqu’un de fondamentalement masochiste. M’enfin, jusqu’à temps qu’il trouve son bas-fond. Non mais on n’est pas caves, rien qu’un peu, d’agir seulement en cas d’urgence pour changer drastiquement nos vies, alors qu’on pourrait comprendre dès le départ et agir plutôt en termes de prévention? Y’a une couple de procrastinateurs sur la planète, on dirait.

Les Conservateurs ont été au pouvoir pendant 10 ans, et il est probable qu’ils gouvernent encore pour un autre esti de 4 ans.

La planète se meure. Les calottes glaciaires sont en train de fondre. Et les ours polaires boivent du coca-cola!!!

Stephen Harper reste de glace face au réchauffement climatique. On dirait qu’il est le seul qui ne fondera pas sous la pression populaire. Pis ses cheveux sont aussi campés que ses positions.

C’est peut-être un robot, au fond.

Alors que la Grèce est le théâtre de toutes les atrocités possibles provenant du néolibéralisme, les actionnaires de Wall Street viennent de gagner l’équivalent de tout mon salaire annuel depuis que j’ai commencé la lecture de ce texte.

Et j’ai précisé le mot « théâtre » parce qu’on utilise les habitants de la Grèce comme si on jouait à un jeu. On les regarde à la télé, tel un amateur de hockey écoute sa messe. Pis personne ne fout rien.

J’ai aussi utilisé le mot « atrocités » parce que ce que les Grecs vivent présentement est invivable, justement. Y’a eu une augmentation des taux de suicides de 35% en moins de deux ans. Et nous, on est là, dans notre salon, à manger des ailes de poulet!

Pendant que les autochtones tâchent de peine et de misère de nous apprendre à respecter la Terre comme si elle était notre mère (parce que c’est ce qu’elle est, juste vous le rappeler), les minorités, toutes les minorités, tentent de défendre leurs droits mais ils se font réprimer de toutes les façons les plus violentes les unes que les autres.

Criss! Y’a des gens qui se font puncher dans face avec un gun, une matraque, du gaz lacrymogène, des bombes assourdissantes… pis bref, je n’aurai jamais assez de milles mots pour toute élaborer leurs armes! Alors que dans l’autre coin du ring, le manifestant garoche des fleurs, de l’amour pis une volonté de changement. Pis quand yé ben ben fâché, le manifestant garoche des roches et ça vire en émeute.

« Ouin mais tsé, t’avais juste à donner ton itinéraire… »

Y’a des gens qui meurent dans les autres pays en voulant simplement défendre leurs droits. Pis c’est pas parce qu’ici, on vit sur le continent américain du Mirage (excellent film d’ailleurs) qu’on est à l’abri de ça.

Des militants québécois, montréalais, ont déjà perdus des membres en allant marcher dans les rues qu’on utilise chaque jour pour aller faire nos jobs. Pis y’a des membres qui continuent de se perdre par peur de la répression policière.

L’argent contrôle le gouvernement. Le gouvernement contrôle la police. Pis la police fesse sur le tas.

Pis après elle sort un livre écrit aussi bien qu’elle parle dans le but de simplement répéter que la loi c’est la loi pis qu’ils sont pas payés pour réfléchir…

L’argent contrôle aussi les armes, pis les pauvres, ben y’en ont pas d’argent.

La seule arme que les minorités ont, c’est d’arrêter de tout croire quand on leur dit qu’ils sont des minorités, pour qu’ils commencent à penser en termes de majorité. Parce que c’est tout simplement pas vrai qu’ils sont des minorités, alors que 80% de la richesse monétaire se retrouve dans les mains du 1% de la planète.

Si toutes les minorités de la planète se mettent ensembles contre les dirigeants de ce monde (qui se retrouvent à être en fait, l’argent et la cupidité humaine), ben ils ont certainement assez de poids pour balancer à la poubelle ce système néolibéral qui sert les riches et les banquiers, mais pas la collectivité.

Fack, en attendant que l’humain finisse par trouver son bas-fond, nous on va rester sur notre sofa à manger de la viande, à se servir dans le pain et les jeux, pis à se faire enculer par des phallus bitu-minables, les culottes baissées et la gorge déployée. Pis peut-être qu’en attendant, la vie sur Terre va finir par nous tuer.

Parce que l’humanité est due pour une bonne peste.